Acheter des produits locaux ne garantit pas forcément des produits plus sains. Il convient donc de se pencher sur la manière dont les élements constituants l’alimentation des enfants sont produits.

L'agriculture raisonnée

L’agriculture raisonnée correspond à une démarche globale de gestion d’exploitation qui vise, au-delà du respect de la réglementation, à renforcer les impacts positifs des pratiques agricoles sur l’environnement et à en réduire les effets négatifs, sans remettre en cause la rentabilité économique des exploitations.
Les opposants à ce concept regrettent que sur les 103 exigences nationales du référentiel, 45 ne sont que des exigences réglementaires, donc l’application pure et simple de la loi.

L'agriculture durable

L’agriculture durable consiste à appliquer à l’agriculture des principes du développement durable. Il s’agit donc d’assurer la production de nourriture, de bois et de fibres en respectant les limites écologique, économique et sociale qui assurent la durabilité dans le temps de cette production. Elle ne porte pas atteinte à l’intégrité des personnes et des êtres vivants. L’agriculture durable limite l’usage de pesticides qui peuvent nuire à la santé des agriculteurs et des consommateurs, elle vise à protéger la biodiversité.

L'agriculture biologique

L’agriculture biologique est définie par la réglementation comme un mode de production agricole n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse. Elle repose avant tout sur un concept global s’appuyant sur un choix de valeurs telles que : la santé, le respect de l’environnement, l’authenticité, le bien-être animal, la vie sociale.
Dans le respect de la terre et des cycles biologiques, l’agriculture biologique s’engage pour une production de qualité équilibrée associant des méthodes naturelles, traditionnelles et modernes, pour la fertilisation des sols, la protection des cultures, l’élevage, l’élaboration de produits authentiques.
Tout au long de la filière bio, les opérateurs (producteurs, transformateurs, distributeurs, etc.) privilégient quand cela est possible les procédés de recyclage, les énergies et produits non polluants, pour offrir au consommateur une nourriture saine répondant à ses besoins.
Elle vise le respect de l’environnement et des équilibres naturels, la recherche d’une production dépourvue de contaminants chimiques pour le consommateur.

La meilleure garantie reste l’agriculture biologique avec son cahier des charges et la certification.
Ces produits ne sont pas toujours disponibles ou en volumes suffisants dans notre région.

Dans ce cas, il faut veiller à respecter au moins les critères suivants :

  • Produits d’origine animale (produits laitiers et carnés)
    C’est là où l’on trouve des OGM, dans l’alimentation des animaux, sauf si l’éleveur demande expressément à son fournisseur de l’aliment sans OGM, ou que ses animaux consomment les productions de la ferme (l’herbe des pâturages, le foin, les céréales...).
  • Fruits
    En Haute-Normandie, les fruits principaux sont les pommes et poires. Demander l’Indice de Fréquence de Traitement aux producteurs pourra vous donner une idée de la façon de produire et l’usage des produits phytosanitaires (de traitement). En moyenne, l’IFT des pommes est de 34. Dans le cadre d’une agriculture plus durable, l’IFT se situe entre 15 et 25.
  • Légumes
    Si vous en avez la possibilité, rendez-vous sur place, échangez avec les maraîchers pour mieux comprendre leur travail et leur façon de produire leurs légumes. Comme pour les fruits, vous pouvez demander un IFT notamment sur les légumes dits « de plein champs » (pommes de terre, carottes, etc.). L’IFT moyen des pommes de terre est de 18. Plus l’IFT est bas plus le producteur a des pratiques respectueuses de l’environnement.